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Le ciblage

 

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Entraîner votre perroquet au ciblage

Par Barbara HEIDENREICH

Good Bird Inc

www.GoodBirdInc.com
 
 

Ne sous-estimez jamais le pouvoir du ciblage!

Souvent considéré comme un comportement pour débutants, le ciblage est néanmoins un comportement au potentiel sensationnel. Son potentiel réside dans le fait qu’une fois qu’un animal à appris le ciblage, il peut être utilisé pour entraîner pléthore d’autres comportements. Les dresseurs professionnels choisissent souvent le ciblage comme premier comportement à entraîner. Que cela concerne des espèces telles que le rhinocéros, le lamantin, le vautour, un primate ou un perroquet, les professionnels savent qu’un ciblage fortement ancré pose les fondations pour la gestion d’un programme d’entraînement réussi.


Définir le comportement du ciblage

Le ciblage, qu’est-ce que c’est exactement ?

Le ciblage, c’est simplement apprendre à un animal à orienter une partie de son corps vers une cible spécifique.

La cible peut être un objet comme une baguette, un bol de nourriture ou un morceau de tissu. Cependant, une cible peut aussi être quelque chose de moins tangible comme une lumière ou un son.

Les animaux aveugles sont souvent entraînés à s’orienter vers un son en guise de cible. Notez que dans la description du ciblage, il n’est pas précisé quelle partie du corps doit s’orienter vers la cible. Ceci parce que la partie du corps concernée varie d’une espèce à une autre. Dans la plupart des cas, le ciblage est utilisé afin de diriger un animal. Dans ces cas, la partie du corps désignée comme devant toucher la cible est celle que l’animal utilise préférentiellement pour explorer le monde. Les chiens ont tendance à se diriger avec leur museau, aussi il est très facile d’enseigner à un chien de suivre le poing de près en y cachant simplement une friandise. De nombreux primates explorent instinctivement les nouvelles choses avec leurs mains. Souvent, l’entraînement initial au ciblage impliquera que la main touche la cible.

Les perroquets explorent généralement le monde avec leur bec et leur langue. Il est habituellement assez facile d’apprendre à un perroquet de toucher la cible avec son bec. Cependant, la partie du corps désignée pour toucher la cible peut varier en fonction des buts visés par l’entraînement. Par exemple, si le but choisi de l’entraînement est qu’un animal reste sur une cible désignée, la partie du corps visée sera le pied. Quand le but de l’entraînement est d’obtenir le comportement de stationner ou de rester sur un endroit désigné, l’oiseau sera entraîné à placer ses pattes sur un bac retourné. D’autres stratégies d’entraînement peuvent impliquer qu’un animal doive présenter une partie spécifique de son corps en vue d’un examen.

Le ciblage peut alors être utilisé pour entraîner cela. Cependant, les animaux peuvent aussi être entraînés à orienter d’autres parties de leur corps vers la cible, comme les épaules ou la poitrine. Avec les perroquets, ces stratégies sont parfois utilisées pour les entraîner à lever une patte ou ouvrir les ailes.

Entraîner un perroquet au ciblage

Entraîner un perroquet au ciblage est généralement assez facile. Avant de commencer l’entraînement, décidez du type de cible à utiliser, quelle partie du corps touchera ou s’orientera vers la cible, les renforçateurs que vous utiliserez, et votre stimulus pour faire le pont. Habituellement, pour la commande de toucher ou de s’orienter vers la cible, il suffit de présenter la cible. Certaines personnes préfèrent associer une commande verbale à la commande visuelle. Cela relève entièrement du choix de l’entraîneur. Généralement, il est plus facile d’entraîner un perroquet à orienter sa tête ou son bec vers la cible. Une procédure facile pour entraîner cela est de choisir l’une de vos mains qui sera la main cible. Tenez des friandises cachées dans votre main fermée formant ainsi votre poing. Offrez une friandise venant de cette main. Souvent, si l’oiseau est intéressé par les friandises, il cherchera votre poing dès qu’il aura fini de manger sa friandise. A ce moment-là, délivrez le stimulus de pont suivi d’un renforçateur. Après quelques répétitions, il est possible d’essayer de présenter le poing afin que l’oiseau bouge délibérément ou tourne la tête pour l’atteindre. La prochaine approximation peut constituer à présenter le poing de sorte que l’oiseau doive faire quelques pas pour approcher davantage du poing. Voilà ! Votre oiseau fait du ciblage ! Cela peut vraiment être acquis après quelques répétitions seulement. Les perroquets apprennent très vite. Rappelez-vous cet élément important qui est de garder vos friandises bien cachées dans votre poing après que vous ayez offert les premiers renforçateurs. Ceci évite de leurrer l’oiseau en lui montrant les renforçateurs alimentaires. L’obligation est ici de ne pas rendre l’oiseau dépendant de la vue des renforçateurs alimentaires pour présenter un comportement. Cacher la nourriture permet de passer d’une situation de leurre à une situation de ciblage.

Une autre option possible est d’entraîner votre perroquet à orienter son bec vers un bâton. Tandis que certains perroquets exploreront presque immédiatement le bâton avec leur bec, d’autres s’en trouveront effrayés. Pour ces oiseaux, des plus petites approximations seront nécessaires pour atteindre le but désiré de l’entraînement. Ceci signifie que plutôt que d’attendre que l’oiseau touche la cible, renforcez-le s’il s’installe calmement même à distance de la cible. Vous devrez peut-être montrer quelques renforçateurs alimentaires proches de la cible pour leurrer l’oiseau et la lui faire approcher. La nourriture peut aussi être placée directement sur la cible afin de motiver l’oiseau à s’approcher davantage encore du bâton. Finalement, quand le langage corporel de l’oiseau indiquera que celui-ci est détendu en présence du bâton/cible, vous pourrez cesser de le soudoyer avec de la nourriture. A ce stade, si l’oiseau fait un quelconque mouvement vers la cible, cette action doit être renforcée en ayant préalablement délivré le stimulus de pont. Le moment du premier contact avec la cible (si c’est le comportement souhaité) doit être marqué par un renforçateur plus important (jackpot). Ceci aide faire comprendre à l’oiseau l’importance de toucher la cible. Une fois qu’il a compris qu’il doit toucher la cible avec son bec, vous pourrez appliquer le même processus pour lui apprendre à suivre la cible comme expliqué précédemment avec l’exemple du poing fermé.

Si votre oiseau fait déjà du ciblage avec son bec, vous pouvez essayer de lui apprendre à faire du ciblage avec une autre partie de son corps. Afin de réduire d’éventuelles confusions, sélectionnez une cible légèrement différente de celle que l’oiseau touche habituellement avec son bec. Pour entraîner ce ciblage, touchez avec la cible la partie du corps concernée, délivrez le stimulus de pont puis renforcez. Après quelques répétitions, tenez la cible un peu éloignée de la partie du corps concernée. Si votre oiseau déplace la partie de son corps vers la cible, délivrez le stimulus de pont et renforcez. Une fois que votre oiseau aura compris qu’il obtient des renforçateurs en orientant cette partie de son corps vers la cible, vous pourrez augmenter la distance afin que l’oiseau doive bouger afin d’atteindre la cible. Une commande peut aussi être introduite à ce moment là, et finalement le ciblage peut être progressivement abandonné. C’est une manœuvre facile pour apprendre à un oiseau à présenter une partie de son corps, comme ouvrir une aile ou lever une patte sur commande.

Utiliser le ciblage pour entraîner d’autres comportements

Une fois que le ciblage est acquis, les possibilités sont infinies. Le ciblage peut être utilisé pour faciliter l’entraînement de comportements comme celui de monter sur la main, entrer dans une caisse de transport, monter sur une balance, retourner dans sa cage, tourner sur soi-même sur commande etc. Il faut garder en tête que le ciblage s’utilise comme un moyen pour initier de nouveaux comportements désirés. Il peut aider à fournir l’information nécessaire à l’animal, comme la direction dans laquelle aller (par exemple suivre la cible pour entrer dans la caisse de transport). Comme précédemment mentionné, le ciblage est progressivement abandonné et le nouveau comportement est mis sur une commande spécifique à celui-ci. Si le comportement est abandonné pour une quelconque raison, le ciblage peut être réintroduit pour aider à récupérer celui-ci.

Vous pouvez aussi utiliser le ciblage pour vous aider à aborder des comportements indésirables. Par exemple, si votre oiseau se montre agressif quand vous approchez avec des augets de nourriture, vous pouvez utiliser le ciblage pour entraîner votre oiseau à aller sur un perchoir désigné quand il est nécessaire de changer les augets. Si votre oiseau refuse de quitter votre épaule, vous pouvez utiliser le ciblage pour lui apprendre à se tenir sur un perchoir afin de gagner des renforçateurs (renforcement positif). Le ciblage peut encore être utilisé pour apprendre à un oiseau agité à se tenir tranquille dans une position donnée pour les procédures de soins. Une autre qualité intéressante avec le ciblage c’est que la présence du propriétaire n’est pas indispensable pour pouvoir toucher ou prendre l’oiseau. Si un oiseau est connu pour se montrer agressif, cela peut être d’un grand secours. Les oiseaux peuvent être déplacés en leur permettant simplement de suivre la cible. Finalement, une commande peut être délivrée pour que l’oiseau aille à l’endroit désiré et le ciblage peut être progressivement abandonné. De plus, l’opportunité pour l’oiseau de travailler avec le renforcement positif permet de bâtir avec son propriétaire une relation basée sur la confiance. Cette stratégie a été utilisée dans un zoo pour entraîner des Vautours Pape pour un spectacle. Les oiseaux étaient entraînés à toucher la cible avec leur bec et les cibles étaient ensuite été progressivement déplacées à l’endroit où les Vautours devaient apprendre à se tenir tandis que les soigneurs entraient dans l’enclos. Cela permettait d’éviter toute interaction teintée d’agressivité entre les oiseaux et les soigneurs.

Avec tant de possibilités, il est aisé de constater que le ciblage est objectivement le premier comportement à entraîner. Si votre oiseau est déjà rodé au ciblage, considérez son utilisation afin d’entraîner d’autres comportements. Vous pouvez aussi envisager comme un challenge d’entraîner votre oiseau à faire du ciblage avec d’autres parties du corps.

Essayez cela une fois à la maison, et informez Good Bird Magazine de votre évolution. Nous recherchons les histoires de vos entraînements couronnés de succès pour nos prochains numéros. Documentez votre expérience et photographiez votre oiseau en action, envoyez le tout à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. . Vous pouvez aussi partager votre expérience avec d’autres entraîneurs d’oiseaux enthousiastes sur notre groupe Yahoo Group à http://groups.yahoo.com/group/GoodBirdGroup/

 
     

 

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